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samedi 20 janvier 2018

2018 sur la pointe des pieds...

L'année 2018 a démarré de la même manière que 2017, c'est-à-dire plutôt mal. Difficile de se montrer très loquace et bavard lorsque les sessions négatives s'enchaînent en dépit d'un EV positif. Je me dis qu'à un moment donné la tendance négative finira par s'inverser d'elle même, mais en attendant, sans pour autant que mon moral soit touché, il m'est difficile de m'enthousiasmer pour le poker au point de raconter des choses passionnantes. J'ai des tas d'articles potentiels en friche, mais ils restent pour le moment blottis dans un recoin de mon cerveau, attendant le stimulus approprié pour se libérer en étant convertis en mots.

Je débute donc 2018 sur la pointe des pieds. Presque en catimini, car non seulement la chance me fuit mais mon volume de jeu s'est quelque peu réduit au passage. Malgré tout, je garde espoir que cette année puisse me faire goûter aux fastes d'une réussite vertigineuse. Le poker étant une discipline tout sauf linéaire, on ne sait jamais de quoi demain sera fait : une fois qu'on se retrouve assis à une table de poker et qu'on a des jetons, disette et opulence se croisent et s'entremêlent de façon souvent très chaotique. J'espère donc pouvoir accélérer la cadence prochainement, et ainsi reprendre un rythme haletant fait d'émotions fortes, de joies et de succès... histoire de pouvoir prendre mon pied cartes en main, si j'ose dire. J'ai encore tant de choses à vivre... les chapeaux de roues peuvent bien attendre un peu. Mais pas trop, tant qu'à faire.

dimanche 31 décembre 2017

La quête de l'EV

Connaitre son EV pour mesurer l'efficacité de ses actions au poker
Ces derniers temps, il m'est arrivé plus d'une fois de finir une session poker sans jeter ne serait-ce qu'un oeil sur mes bénéfices ou pertes du soir, tellement les seules données qui m'importent réellement se situent désormais du côté de l'EV (abréviation du terme Expected Value en anglais ou bien encore Espérance de Valorisation). En effet, le calcul de l'EV permet de mesurer de façon abstraite les conséquences bénéfiques ou néfastes des actions d'un joueur de poker, tant sur le plan pratique (ce qu'il est effectivement advenu dans les parties jouées) que sur le plan théorique (ce qu'il serait advenu en moyenne sur le long terme).

Depuis quelques mois déjà, j'ai ainsi pris pour habitude de dresser sur mon twitter le bilan de mes soirées poker en termes d'EV (avec d'une part l'EV théorique et d'autre part l'EV réel). Une soirée standard de poker compte en moyenne un peu plus de 2.000 mains jouées en tournoi. L'échantillon est trop faible pour que les statistiques soient représentatives d'un réel degré de forme, mais cela permet au moins de se rendre compte de la grande amplitude de situations que l'on peut rencontrer au cours d'une seule et même session. Toujours est-il que cette notion d'EV permet non seulement de dresser un portrait abstrait du taux d'efficacité réel d'un joueur, mais également de mesurer sa chance (ou malchance) effective, le tout de façon tout à fait décorrélée des gains et pertes. Sur le plan technique, le fait d'être détaché de l'impact financier de mes tournois est censé être un facteur favorable puisque cela permet un jeu un peu plus décomplexé, dépourvu de la pression que peut représenter l'appréhension d'une réalité comptable et financière.

Dans cette quête de l'EV, mon logiciel de suivi statistique de mes actions au poker, Xeester, s'avère un outil des plus précieux pour calculer de façon froide et mathématique mon équité : mon logiciel est ainsi à la fois le baromètre et le thermomètre de mes performances.

C'est ainsi que je peux me rendre compte à quel point mon année 2017 n'aura pas été bonne, en comparaison des années précédentes : non seulement mon EV théorique est en baisse significative puisque passant pour la première fois en dessous de la barre des 10 BB/100 (nombre de blindes gagnées rapporté à un ratio de 100 mains jouées) mais de surcroit, j'ai souffert sur l'année d'un déficit conséquent en termes de chance, mon EV réel (+7.1 BB/100) étant inférieur de 0.8 point à mon EV théorique (+7.9 BB/100).

Tout ce charabia pour dire que j'ai été poissard sur 2017 en sus d'être moins efficace que par le passé. Ceci explique en grande partie la médiocrité de mon année en termes de gains financiers. On essayera de faire mieux en 2018 avec un jeu un tantinet plus patient et en priant pour que la malchance ne soit pas autant de la partie qu'elle l'a été en 2017. Ce ne devrait pas être bien difficile... et puis je suis un éternel optimiste. 2018 me voilà !

lundi 25 décembre 2017

Le père noel est (parfois) une ordure au poker

Au poker, le Père Noël ne vient pas toujours avec sa hotte pleine de jouets par milliers. Preuve en est, mon année 2017 a été chiche en cadeaux, alors que j'ai pourtant été suffisamment sage et appliqué pour espérer quelques présents. Peut-être la cheminée était-elle obstruée, rendant la livraison tout bonnement impossible car les cartes ne m'ont pas fait de cadeaux. J'ai été systématiquement éliminé prématurément de tous les gros tournois en ligne auxquels j'aurai participé. La formule offensive prônée en début d'année (avec une prise de risques accrue par rapport au passé) m'aura d'entrée de jeu amoché, et si j'ai remonté la pente dans la seconde partie de l'année, c'est au prix d'une réduction drastique de la voilure et d'une discipline rigoureuse de gagne-petit. En conséquence de quoi les bénéfices de l'année sont aussi maigres qu'un mannequin taille 34 défilant sur les podiums. 

Des cadeaux qui font plaisir... ou pas
Outre des gains en ligne faméliques, je n'ai obtenu qu'un seul petit package grâce à un tournoi par équipes disputé sur Winamax en partenariat avec Club Poker. Et les mini-tournois de gala que j'ai pu disputer se sont soldés par des éliminations précoces, ce à quoi je n'étais pas réellement accoutumé jusqu'ici. Quant à mon procès en cours dans l'affaire EuroPoker, le dénouement final ne surviendra que courant 2018. Autant dire que 2017 ne m'aura apporté rien de grandiose si ce n'est un peu de quincaillerie qui m'aura procuré une satisfaction générale à peine supérieure au légendaire gilet-serpillère du film Le Père Noël est une ordure.

Car le Père Noël est parfois une ordure envers les amateurs de cartes, la réussite n'étant pas immédiatement corrélée avec le talent du joueur cartes en mains. Mais il faut continuer à scruter par la fenêtre, voire par le trou de serrure, des fois qu'un ou deux cadeaux soient tombés de la hotte dans un endroit obscur, on ne sait jamais. Et puis parfois, les cadeaux arrivent en retard. Alors autant garder la foi et laisser pendouiller les chaussettes encore un peu. On ne sait jamais.


vendredi 8 décembre 2017

Hip Poker Tour Vincennes 2017 : Embourbé à l'hippodrome !

Après une élimination en tournoi live, même de faible importance, trouver les mots justes dans la foulée n'est pas toujours chose aisée, car il faut savoir digérer la défaite et la déception que cela occasionne. Cela fait près de quinze jours que s'est tenu le Hip Poker Tour de Vincennes, et j'ai traîné des pieds pour pondre ce petit compte-rendu. Et pourtant, ce n'était pas bien difficile, tellement il y a peu à dire.

C'est bien ici !
L'année dernière, ma performance à l'hippodrome de Vincennes pour le petit tournoi live organisé par le PMU avait tourné au désastre avec une élimination ultra-précoce. Je ne pensais pas que je revivrais la même expérience cette année, tellement ce type de situation est improbable au regard de mon jeu traditionnellement solide. Après avoir quelque peu pataugé dans la boue du bois de Vincennes, je pénétrai dans l'enceinte de l'hippodrome certes avec des chaussures maculées de boue, mais aussi et surtout avec l'ambition de briller dans la grisaille de novembre, un rapide aperçu des 200 joueurs anonymes m'entourant me conduisant à penser qu'il n'y avait que peu de terreurs du poker parmi les présents venus en découdre le temps d'un week-end.

Il manque 2 tables ? On rattrape le coup !
Il manquait deux tables au démarrage du tournoi et du fait que je sois arrivé parmi les derniers, nous fûmes de ce fait une petite vingtaine de joueurs à démarrer le tournoi avec un peu de retard. Les équipes du PMU surent faire preuve de débrouillardise pour rajouter les deux tables manquantes juste derrière la grande baie vitrée : la vue était splendide !! Mais je n'étais pas venu pour profiter du paysage ni pour contracter la fièvre du turf. J'ai focalisé 100% de mon attention sur les cartes, les jetons et les adversaires qui me faisaient face. 

Démarrage poussif et éjection rapide.
Las ! J'ai une fois encore été éjecté du tournoi de façon prématurée, peu avant la première pause. Peu de choses à dire, si ce n'est que je n'ai pour ainsi dire pas joué beaucoup. Rien à se mettre sous la dent pendant la première heure.  Je n'ai disputé que des petits coups qui ont eu pour effet de quelque peu grignoter mon stack de jetons ; suffisamment pour que je sois amené à prendre un petit risque... qui me fut aussitôt fatal, la chance n'étant pas venue me tirer du bourbier dans lequel je m'étais enfoncé. Grosse déception, une fois encore. Dans de telles conditions, plutôt que de ruminer ma peine et d'attendre les sit and go de rattrapage ou le buffet du soir promis par le PMU aux qualifiés ayant fait le déplacement, je choisis de rebrousser dare-dare mon chemin vers la capitale et de délaisser ce maudit hippodrome. 

Pour la seconde année d'affilée, mon passage au Hip Poker Tour de Vincennes aura été bref mais intense. Surtout bref, d'ailleurs. On fera mieux la prochaine fois. Ce ne sera pas bien difficile.


vendredi 17 novembre 2017

Inscription au Wipt Paris de mars 2018

J'ai reçu aujourd'hui un petit mail de Winamax me rappelant que j'avais un package valable pour le prochain tournoi Live organisé par l'opérateur : la finale du Wipt au Cercle Clichy Montmartre de Paris la première semaine de mars. J'ai déjà écrit ici par le passé à quel point j'avais du mal à me sentir à mon avantage au Cercle Clichy Montmartre : impossible de décrire en détail et de façon rationnelle le sentiment d'inconfort qui m'envahit à l'évocation de ce lieu dédié au jeu en plein coeur de la capitale. Pourtant, l'établissement à su maintenir une réputation irréprochable alors que les autres cercles de jeux de la capitale ont fermé un par un ces dernières années. Alors on va tâcher de faire bonne figure au mois de mars. Et puis d'ailleurs, Winamax veut que ses qualifiés soient beaux lors de ce tournoi phare, aussi je recevrai en prime dans les prochaines semaines un sweat-shirt et un t-shirt de la nouvelle collection 2018.

Wipt 2018 : La légende de Fredyl ou celle d'un gugus ?
Mais ce n'est rien au regard de ce qui attend le vainqueur : le grand gagnant de ce tournoi repartira avec une épée bâtarde assez imposante digne d'Excalibur, et si d'aventure je venais à gagner le tournoi, adoubé par le Dieu du Poker, ou même à finir sur le podium, je m'engage dès à présent à réinvestir une part des gains en vue d'aller disputer le Main Event des WSOP à Las Vegas dans la foulée cet été. Après tout, c'est le challenge de départ de ce blog, n'est-ce-pas ?

On a le droit de rêver. Toutefois, le défi du Wipt s'avère des plus ardus à relever car le gratin du poker français sera de la partie, et s'agissant d'un tournoi bénéficiant d'une large affluence, il y aura pas moins de 4 jours 1 de départ (jeudi en journée, jeudi soir, vendredi en journée et vendredi soir). On va procéder par étapes : l'inscription d'abord ; puis le franchissement du jour 2 le samedi ; puis le jour 3 le dimanche ; les demi-finales le lundi ; la table finale le mardi. Un véritable parcours du combattant. Après réflexion, j'ai décidé de m'inscrire au jour B du jeudi soir, quitte à devoir jouer jusqu'au bout de la nuit : c'est un créneau qui m'a plutôt été favorable par le passé. Long est le chemin, mais j'ai la foi. Et je suis inscrit, c'est officiel ! Je me contenterai de cette seule certitude pour le moment.

D'ici mars, il peut s'en passer, des choses. En tous cas, il s'en passera à coup sûr suffisamment pour que je ponde encore divers articles relatant mes péripéties et réflexions sur le poker. J'ai encore tellement de choses à dire. Tellement d'émotions à vivre et à partager. Tellement d'instants privilégiés à raconter...


dimanche 12 novembre 2017

Direction l'hippodrome de Vincennes avec le PMU

Un petit tournoi de live de gala à Paris, ça ne se refuse pas. Aussi, lorsque le PMU a annoncé il y a quelques semaines que cette année encore les qualifications pour le Hip'Poker Tour de Vincennes se disputeraient gratuitement sur sa plate-forme en ligne au cours des deux premières semaines de novembre, j'ai coché cet événement sur ma liste des promotions à portée de clic. Et j'ai décroché ma qualification ce jeudi, au bout du 4e tournoi satellite qualificatif.

J'imagine que comme l'année dernière, il devrait y avoir entre 200 et 300 joueurs qui feront le déplacement afin de disputer ce tournoi dans l'enceinte de l'hippodrome de Vincennes, le PMU jouant à cette occasion la carte du trans-supports afin de permettre à ses habituels joueurs de poker de mieux connaitre la magie des courses hippiques le temps d'un week-end, et vice-versa.

L'année dernière, ça n'avait pas trainé pour moi, puisque j'avais été éliminé au bout d'une heure de jeu à peine. Pour la première fois de ma vie, j'avais vécu les affres d'une éjection prématurée d'un tournoi, et force est de reconnaitre que ce n'est pas quelque chose d'agréable à vivre. Mais soyons philosophes : tant qu'à faire, autant subir pareille mésaventure à l'occasion d'un tournoi de gala chichement doté plutôt que dans le cadre d'un tournoi avec des sommes conséquentes à la gagne.

Ce vendredi 24 novembre, je repartirai à l'assaut de ce Hip'Poker Tour de Vincennes. Et cette fois-ci, c'est une quasi-certitude, le scenario du tournoi me sera plus favorable, la foudre ne tombant que rarement deux fois au même endroit.

vendredi 10 novembre 2017

Sueurs froides sur Betclic Poker


Ce lundi soir, j'ai connu des sueurs froides. Et cela n'avait rien à voir avec le rafraichissement des températures ces jours derniers. Ces sueurs froides-là, avec les petite gouttes qui se mettent à perler sous les aisselles tandis que je suis assis devant mon écran d'ordinateur, elles sont bien rares et ne surviennent qu'en des moments particulièrement intenses à batailler d'arrache-pied. A vrai dire, je n'avais pas connu pareille sensation depuis bien longtemps. Il faut comprendre que l'enjeu était de taille à l'occasion des phases finales de la compétition par équipes organisée par Betclic Poker, puisque contrairement aux phases de qualifications jouées en mode tournoi, il s'agissait ici de se qualifier pour l'ultime jour de compétition via des duels acharnés contre les représentants des autres équipes.

Le duel, au poker, que l'on appelle communément Heads Up dans le milieu, est un format particulièrement éprouvant sur le plan psychique. Il faut en effet déployer son meilleur jeu, calibrant ses mises au plus juste, sans gamberger mentalement ni même flancher à aucun moment : il faut donc grignoter l'adversaire, le travailler au corps pour le faire vaciller et enfin porter l'estocade finale. Le fait que ces duels soient commentés en direct sur Twitch via la chaîne dédiée L'AquariumTV par les deux zigotos du poker que sont Benny et Yu, habitués à commenter les grands événements poker live, rendait la session du soir encore plus éprouvante, puisque lui conférant de facto des allures de soirée à enjeux.

Notre trio s'est facilement imposé dans la première série de duels, mais malheureusement notre seconde série s'est avérée plus chaotique, et nous avons perdu l'ultime duel décisif joué en mode match couperet de Coupe Davis, qui nous coûte la qualification. N'étant pas du genre narcissique et en capitaine pragmatique, j'avais délibérément choisi de demeurer sur le banc de touche et de confier la responsabilité de l'ultime duel à l'un de mes coéquipiers qui - je le pense - avait un peu plus de prédispositions pour ce format car y ayant déjà brillé par le passé. Las, il n'en fut rien. Peut-être bien que l'aspect mental primait sur la technique, au regard des enjeux si particuliers d'un ultime duel aux allures de match-couperet.

Les After Eight restent sur le carreau malgré un goal average positif

Toujours est-il qu'une fois la déception de l'élimination encaissée, il m'aura fallu du temps afin d'évacuer les sueurs froides et d'endiguer l'afflux d'adrénaline emmagasinée dans mon organisme à l'occasion de cette soirée éprouvante sur le plan mental. Cela a d'ailleurs pris davantage de temps que prévu, puisque je ne parvins pas à trouver le sommeil avant quelques heures, me morfondant dans mon lit en me repassant le film des coups clés vécus, que ce soit personnellement ou par procuration.

Via cette petite promotion sympathique vécue par équipes, Betclic Poker m'aura donc procuré le temps d'un soir des sueurs froides. Au sens propre du terme. Et même si au final, la déception fut de taille, il n'en demeure pas moins que j'adore vivre de telles sensations. Car avec un minimum de recul, je peux affirmer que l'expérience fut malgré tout jouissive, quand bien même je ne sois pas amené à devenir un membre des Betclic Heroes. Je suis né pour vibrer, c'est une certitude. Reste donc à dégoter prochainement d'autres challenges poker à la hauteur de mes attentes qui, en cet automne 2017, demeurent immenses.



samedi 4 novembre 2017

Le compétiteur absolu vs les touristes du mardi : big émotion à la big soirée PMU


Let's go
C'est à la force du poignet que je me suis hissé tout en haut du classement du challenge PMU Poker qui qualifiait une poignée de veinards pour la Big Soirée PMU de ce mardi 24 octobre 2017 au Parc des Princes, afin de faire honneur au partenariat unissant l'opérateur PMU et le Paris Saint-Germain. Le PMU est en effet depuis quelques années sponsor officiel du club du Paris Saint-Germain et organise de ce fait assez régulièrement des opérations et promotions spéciales trans-support en utilisant le PSG comme catalyseur d'émotions, et je pense à ce propos être LE joueur qui en a bénéficié le plus à ce jour (tout du moins via la filière poker). A mon actif, j'ai ainsi déjà pu obtenir par le passé : 

- la qualification pour trois PSG Poker Live au Parc des Princes, tournois de poker de gala m'ayant permis d'obtenir diverses récompenses, dont un maillot dédicacé du capitaine Thiago Silva, mais aussi le ticket d'entrée pour le tournoi en ligne spécial Equipe de France qui, une fois remporté, m'a propulsé jusqu'au Brésil afin d'aller assister à la Coupe du Monde de football.

- une bonne demi-douzaine de qualifications pour aller au Parc des Princes assister à des matches du PSG (dont la moitié en loges avec petits fours à profusion et champagne à volonté).

- la victoire de la PSG Poker Ligue édition 2015, championnat en ligne étalé sur une saison d'une trentaine de manches qui m'a fait décrocher un package pour les WSOP de Las Vegas (J'ai ainsi porté les couleurs du PSG à l'occasion du tournoi Monster Stack des WSOP dans l'anonymat le plus total, c'est assez dommage quand on y pense).

- la victoire du tournoi spécial Coupe de France édition 2016 à l'occasion de la Finale de la Coupe de France 2016 de football au Stade de France opposant Marseille au PSG (mon seul trophée live à ce jour) qui m'a permis au passage de gagner un package pour le tournoi de prestige WSOP-National de Cannes.

Rio De Janeiro. Las Vegas. Cannes. St-Denis. Le Parc des Princes. Que ce soit directement ou indirectement, le PSG m'a déjà emmené bien loin des sentiers battus grâce à ce partenariat avec le PMU. En ce mois d'octobre 2017, j'ai donc ajouté une ligne de plus à mon palmarès spécial PSG en me qualifiant pour cette Big Soirée PMU alors que seule une poignée d'élus pouvait y prétendre. Fort d'une telle moisson de promotions glanées vaille que vaille en dépit de l'adversité et de la variance propre au poker, je serais bon pour aller directement sonner à la direction du PSG afin de leur demander un contrat de sponsoring sui generis, d'autant que le PSG s'est lancé depuis un an dans une activité de diversification tous azimuts, notamment dans le e-gaming. D'ailleurs, en rédigeant ces lignes j'en viens à me demander si je ne devrais pas leur écrire pour leur formaliser une proposition originale qui tiendrait compte de tout ceci. En y réfléchissant bien, il y aurait de quoi faire.


Table de poker géante
Mais revenons à notre Big Soirée. Le PMU n'y allant pas avec le dos de la cuiller, avait ainsi décidé de faire les choses en grand (au sens propre comme au sens figuré) à l'occasion de cette soirée destinée à honorer son partenariat l'unissant au club de la capitale. Les animations proposées étaient aussi au format Géant XXXL, et il faut avouer que tout ceci avait plutôt fière allure, d'un point de vue visuel. De ce côté-là, rien à redire. La table de poker haut perchée donnerait presque le vertige tellement elle était géante. Le plateau des petits chevaux (clin d'oeil aux turfistes) était lui aussi géant. Il n'y a pas à dire, le nom de BIG SOIREE pour un tel événement n'était pas usurpé, à défaut d'être original.

Petits chevaux géants
Outre la poignée de qualifiés via la branche poker dont j'ai eu la chance de faire partie, quelques autres convives ont pu obtenir leur invitation pour la soirée via les paris sportifs et les paris hippiques, tandis que les derniers chanceux ont décroché leur sésame via tirage au sort sur les réseaux sociaux. Mais le gros des troupes était ailleurs puisque tout ce petit monde ne représentait de ce que j'ai pu en voir que moins d'un quart des convives.

Les joueurs du PSG s'amusent. Et nous aussi.
Outres les hôtesses et membres du staff PMU, les autres convives invités à se joindre à la fête étaient donc :
- des youtubeurs et autres starlettes des réseaux sociaux jouissant d'une certaine notoriété
- le cercle très fermé des plus gros parieurs hippiques du PMU qui sont bichonnés, choyés et babysittés par les équipes du PMU (j'ai notamment reconnu quelques têtes croisées de parieurs professionnels déjà invités au Brésil)
- quelques individus triés sur le volet parmi les partenaires commerciaux importants du PMU, notamment dans la branche hippique
- le contingent de joueurs de poker professionnels du PMU (le talentueux Erwann Pecheux, le charismatique Yohann Guilbert et la souriante Sarah Herzali) avait également répondu présent afin de participer à cette belle et grande fête
- les maitres de cérémonie n'étaient autre que cinq joueurs du PSG : Marquinhos, Lucas Moura, Kevin Trapp, Presnel Kimpembe, et Thomas Meunier, qui ont d'ailleurs fait preuve de disponibilité, de sourires et de bonne humeur au cours de la soirée.

Ceci dit, une telle fête ne serait rien sans sa caisse de résonance habituelle : les médias ! La presse spécialisée était elle aussi conviée à la fête : quelques journalistes poker, paris, et people étaient donc de la partie, tandis qu'au niveau des médias TV, j'ai notamment reconnu les caméras de l'Equipe TV et de Canal Plus (via le Canal Football Club). Ca fait quand même du beau monde, tout ça. Mais le compte n'y est pas car le PMU avait décidé d'envoyer à la soirée une bonne partie de son staff qui trime habituellement dans les bureaux parisiens du 15e arrondissement. Un contingent de collaborateurs destiné à bichonner le cercle des parieurs baleines, mais dont la présence était aussi légitimée par le besoin de renforcer l'étroitesse des liens tissés avec divers partenaires commerciaux. Sans oublier l'obligation de vérifier que tout se passait bien au niveau du déroulement de la soirée, quitte à devoir tester à leur corps défendant la qualité des petits fours proposés aux convives. Qu'ils soient rassurés sur ce dernier point, la qualité des petits fours du Parc des Princes demeure une constante année après année.


Un fête PMU avec petits fours, champagne et stars du ballon rond, c'est bien en soi. Mais toute trace de compétition et de ludicité n'avait pas disparu de la Big Soirée. Car il y avait en guise de fil rouge un Big Challenge à disputer par équipes avec au final des lots sympathiques à gagner, et en tant qu'invités qualifiés, nous avions d'office le droit de participer à ce Big Challenge, chacune des cinq équipes en lice étant menée par l'un des joueurs du PSG. Le hasard nous a attribué Lucas Moura en guise de capitaine de notre équipe bleue. Tandis que les autres joueurs du PSG se sont pris au jeu en prenant un minimum sous leur aile leurs coéquipiers anonymes, Lucas Moura - qui n'a visiblement pas la fibre compétitive et l'esprit d'équipe (ou bien qui a la tête ailleurs en ces temps compliqués pour lui au sein du PSG) - m'a négativement surpris en délaissant complètement ses coéquipiers d'un soir porteurs du brassard bleu et en papillonnant au hasard des sollicitations. Moi qui suis un compétiteur ultime et qui joue toujours pour gagner avec une énergie rare qui confine parfois à l'acharnement, j'y ai vu une insupportable forme de nonchalance qui est probablement intrinsèque à l'âme du joueur. Quand j'ai vu sur les réseaux sociaux quelques heures plus tard le même Lucas Moura dire face caméra qu'il est un compétiteur naturel et qu'avec ses amis il veut toujours tout gagner depuis tout petit, j'ai hésité entre faire une moue dubitative ou laisser échapper un sourire narquois. Bien que plutôt talentueux balle au pied, lorsque ce joueur quittera le PSG un jour, je ne le pleurerai pas.

Le terrain géant de Snook-Ball
Afin de tenter de porter notre équipe bleue vers les sommets, mon invité - un cousin passionné du PSG aussi à l'aise au football qu'au billard - et moi-même avons été désignés pour disputer un jeu très excitant de snook-ball (une sorte de billard géant avec ballons de football), avec des règles calquées sur celles du snooker. J'ai brillé comme jamais, alors-même que je m'étais cassé un orteil quelques jours auparavant. Mais la rage de vaincre et l'envie ultime de gagner qui m'anime m'ont fait m'appliquer au mieux, et mes plats du pied ont fait mouche plus souvent qu'à leur tour. Tandis que je faisais feu de tout bois en rentrant à moi seul presque tous les ballons dans les trous, nos adversaires aux pieds carrés n'en avaient rentré dans le même temps qu'un seul. Il ne restait plus à mon invité qu'à conclure tranquillement en faisant rentrer la balle noire déjà idéalement placée par mes soins dans un angle à quelques centimètres de son trou pour remporter la partie en un temps record, assurant à notre équipe bleue un maximum de points. Thomas Meunier et Presnel Kimpembe sont alors arrivés sur notre stand, en tant que simple spectateurs. A mon grand dam et au mépris de ma consigne expresse, mon cousin a voulu jouer les kékés en faisant parler sa technique de footballeur éclairé, en décochant une superbe frappe... cinq fois trop puissante au regard de ce qu'il était nécessaire : il a ainsi propulsé simultanément le ballon noir final et le ballon blanc dans le trou, et nous fûmes de ce fait aussitôt déclarés perdants. Je lui avais pourtant intimé de ne prendre aucun risque, à ce tocard. D'autant que nous avions encore plusieurs tentatives pour y parvenir ! Petite cause, grande conséquence, au classement général final, cette défaite nous plombe et nous empêche de décrocher la victoire.  Car par curiosité, un peu plus tard dans la soirée, je suis allé regarder le décompte des points qui figurait sur la petite fiche du speaker du Parc des Princes, également convié à la fête dans un rôle d'animateur : la victoire au Snook-Ball nous aurait bel et bien fait remporter le classement général ! Même s'il n'y a pas de perdants à proprement parler puisque nous ne sommes pas repartis les mains vides, nos lots finaux ont été bien moindres que ce qu'ils auraient dû... J'ai fulminé.


Pour un gagneur absolu tel que moi qui ne jure que par le mot "victoire", ce regrettable épisode constitue un terrible affront, et j'en ai voulu à mon cousin d'avoir fait preuve de cette coupable vanité devant les deux joueurs du PSG, alors que la victoire nous tendait ouvertement les bras. Aux innocents les mains pleines. Ce dernier gagnera un peu plus tard une superbe montre Seiko estampillée PMU à l'animation vidéo spéciale dédiée aux courses hippiques. Certains sont nés pour avoir de la chance. D'autres doivent cravacher pour parvenir au succès. Avec ou sans casaque.

Cette grosse désillusion au Snook-ball n'occultera pas le fait que la soirée fût particulièrement réjouissante malgré tout, les petits fours étant de qualité. La cohorte de collaborateurs du PMU ainsi que tous les invités sur place ont dû être unanimes à ce propos. Et puis j'ai malgré tout connu mon moment de gloire, puisque j'ai particulièrement brillé au Baby-Foot Géant disputé à 11 contre 11 : nous avons gagné l'ensemble des sessions disputées, grâce aux buts que je n'ai cessé d'enquiller en mode enfileur de perles, ayant eu la bonne idée de me coller au poste stratégique d'avant-centre. Le préposé au comptage des buts (un membre du staff PMU) était effaré devant pareil carnage industriel. J'étais d'ailleurs tellement appliqué que j'en ai transpiré sous les aisselles. Manque de pot, cette animation-là ne rapportait pas de points pour le Big Challenge. Mais le jeu en valait la chandelle sur le plan émotionnel, puisque j'ai eu droit à une mini-ovation de mes coéquipiers. Les caméras du Canal Football Club de Canal Plus m'ont d'ailleurs filmé au baby foot en train de mettre sa pâtée à Lucas Moura et à son équipe de baby-foot, mais dans le commentaire en voix off, le journaliste taquin annonce aux téléspectateurs toujours avides de belles histoires que Lucas Moura avait brillé au baby foot à l'occasion de cette fiesta organisée par un sponsor du PSG. Hummm, s'ils savaient la vérité... Enfin, bref.


Equipe Bleue
J'étais fait pour être une bête de compétition. La Big Soirée PMU en est une illustration criante. Comme le dirait Renaud Hantson dans la chanson "Géant" : Certains sont nés tout petits petits pour le rester toute une vie ; d'autres sont nés pour des destinées qui font rêver la race humaine. En faisant partie de la caste des tout petits petits, je suis assurément passé à côte de ma vocation. Lucas Moura aussi, a raté la sienne, de vocation, mais dans le sens inverse, manifestement. Enfin, c'est la vie. Il faut croire que je suis fait pour briller uniquement dans l'ombre. Mais je suis MOI. Et c'est bien là l'essentiel.






mardi 31 octobre 2017

Faire partie des Betclic Heroes, c'est possible...

Je l'avais déjà rapidement évoqué sur ce blog en mai dernier : Betclic Poker a décidé de se triturer les méninges depuis quelques mois afin de dynamiser sa fibre communautariste, et c'est dans cette optique qu'est né le concept de l'AquariumTV, une chaîne Twitch pilotée principalement par les deux commentateurs de poker aguerris que sont Benjamin Bruneteaux et Julien Brécard, plus connus sous le surnom de Benny et Yu. On les avait découverts au micro des EPT et autres festivals de poker organisés par PokerStars avec des commentaires mêlant dynamisme et expertise technique, mais on les avait carrément adulés dans le programme de télé-réalité La Maison du Bluff sur NRJ12 avec leur humour déjanté à la fois ironique et malgré tout bienveillant. Avec les streaming sur l'AquariumTV de Betclic, la voilure s'est rétrécie, mais les deux zouaves continuent à filer sous le vent, car le moins que l'on puisse dire, c'est que leur talent demeure intact. Force est de reconnaitre que la malice, l'espièglerie et la complicité dont font preuve les deux protagonistes principaux demeure inoxydable quel que soit le support proposé : ces deux orateurs verveux tirent leur force de leur complémentarité naturelle et continuent à manier l'art de l'ironie, de la comparaison subtile et de la métaphore bien sentie, pour le plus grand plaisir de leurs aficionados.

D'autres personnalités dans le Landerneau du poker y alternent avec ce duo sur l'AquariumTV. Il n'est pas rare que les soirées Twitch de poker se terminent par une session de jeu vidéo en guise de dessert (ou de défouloir), l'idée étant de créer des passerelles entre les différentes strates du monde ludique et de souder un noyau autour duquel agglutiner une communauté de joueurs.

Pour les fidèles suiveurs, des mini-jeux sont régulièrement organisés dans la bonne humeur, avec des tickets d'entrée pour des tournois de poker ou des paris sportifs gratuits. On passe vraiment un bon moment, pour peu que l'on ne soit pas à la recherche de son A-Game et de la concentration optimale alors que l'on est soi-même en train de jouer aux tables de poker en parallèle. Mais c'est bien là le seul inconvénient de l'AquariumTV !

Un beau championnat par équipes commenté sur l'AquariumTV
Twitcher c'est bien. Mais faire directement vibrer son public en twitchant c'est encore mieux. Afin d'égayer encore plus et de densifier le contenu de son offre sur l'AquariumTV, Betclic Poker a eu le bon goût d'organiser quasi-gratuitement depuis début octobre un prometteur championnat de poker par équipes de trois joueurs, baptisé de façon assez incongrue La Fishtinière (en quelque sorte la pépinière des fish), dont les phases de qualifications étalées sur l'ensemble du mois d'octobre se sont terminées il y a quelques jours. Flanqué de deux acolytes aguerris, j'ai monté une équipe que je pensais la plus compétitive possible au regard des particularités et du format de cette compétition.

En avant les After Eight !!!
Alors qu'il y avait 120 équipes de départ, il n'y en a plus actuellement que 12 encore en lice. Et mon équipe, les After Eight en fait partie, puisque nous avons eu la bonne idée de figurer tout en haut du classement général à l'issue des phases de qualification. J'ai eu la présence d'esprit de m'entourer de deux joueurs solides et la réussite nous a jusqu'ici souri. Sur le plan individuel, j'ai d'ailleurs brillé. Mais le plus dur reste encore à faire. D'autant que nous ne sommes pas favoris, plusieurs joueurs professionnels s'étant hissés parmi les équipes qualifiées. Betclic Poker nous a d'ailleurs gentiment affublés d'un avatar d'otarie. Mais je n'oublie pas que i am le Fredyl, nobody me fait peur. Et j'ai également foi en mes coéquipiers. A ce stade, tout est possible.

Quoi qu'il en soit, les phases finales se joueront à partir de ce lundi 6 novembre. Et les matches se dérouleront au format particulier qu'est le Head's Up. Il va donc falloir à notre équipe - les After Eight - gagner des duels haletants pour espérer devenir les prochains Betclic Heroes. Nous devrons être performants et chanceux tout à la fois. Si nous parvenons à nous extraire de notre poule contre les Dark Raise et les Pass Pass, la dernière ligne droite le 13 novembre promet un maximum d'adrénaline. Mais nous n'y sommes pas encore.

Ce titre rutilant garantira en tous cas à l'équipe victorieuse des entrées gratuites pour divers tournois live et plusieurs milliers d'euros sont désormais à portée de clic. On ne peut que remercier Betclic Poker pour cette belle opération, commentée avec talent par Benny et Yu. Une chance sur douze sur le papier. C'est beaucoup et c'est bien peu. Une chance sur douze pour notre équipe de devenir les apôtres du beau jeu, et de pouvoir de ce fait arborer fièrement le logo Betclic Poker sur le circuit. Ca donne envie. Vraiment envie.




dimanche 29 octobre 2017

Conjurer la poisse au plus vite

Le poker est une discipline qui fait la part belle à l'aléa. De ce fait, chance et malchance constituent en quelque sort le bâbord et le tribord du galion qui tangue en pleine houle. Mais c'est le talent du capitaine qui permet au navire de maintenir le cap en cas de tempête, afin que la nef parvienne malgré tout à bon port, sans sombrer. Parfois, il faut savoir s'agripper au mat de misaine afin de ne pas passer par dessus bord.

Depuis quelques temps, j'ai pris l'habitude de publier sur mon Twitter mon bilan du soir en termes de statistiques pour ce qui est de mon Equité et de mon Retour sur Investissement : EV théorique, EV réel, ROI. Ca permet de relativiser une session et d'évacuer le contrecoup émotionnel lié à la chance et à la malchance. 2017 n'est pas une bonne année pour moi, et je dois faire avec en attendant retour à meilleure fortune. Or, il y a quelques jours de cela, j'ai carrément essuyé une session poker catastrophique de A à Z. Et pas qu'au niveau des cartes. 

J'ai d'abord esquissé un sourire amusé lors du démarrage catastrophique de ma session cartes en main. Assis à diverses tables en format 6 max (avec donc 5 à 6 jours par table au maximum), il m'a fallu la bagatelle de 49 coups avant de remporter mon premier pot ! Une mer d'huile somme toute amusante à devoir subir pour commencer, sachant qu'en début de session il s'agit surtout de pots de moindre importance. Mais quand même, ça fait bizarre ! Ainsi, lorsque j'avais des mains sublimes, touché des flops de rêve ou esquissé les contours d'un gros pot remporté à la turn, il y a toujours eu quelqu'un pour me damer le pion au final et m'empêcher d'une manière ou d'une autre de remporter un pot. 49 mains consécutives sans parvenir à glaner un pot, c'est vraiment beaucoup. Surtout lorsqu'on a théoriquement 17% de chances de remporter chacun des pots disputés. Mais 49 mains à l'échelle d'une soirée qui va en compter près de 2.000, c'est absolument marginal, et d'ailleurs cette déveine de départ a vite été effacée par des statistiques de masse autrement plus positives au cours de la soirée. Tout ceci aurait pu demeurer anecdotique et aussitôt oublié au bout de quelques centaines de mains.

J'étais toutefois bien loin de me douter qu'un autre type de déveine viendrait perturber ma session : une fois n'est pas coutume, je n'ai d'ailleurs pas pu faire mon bilan statistique habituel en fin de soirée pour cette raison. Car il se trouve qu'au cours de la même soirée, mon logiciel Xeester a affiché des messages d'erreur intempestifs, puis mouliné et planté dramatiquement à plusieurs reprises. Lorsque l'on a douze ou quinze tables de poker ouvertes en même temps, une session de jeu prend des allures de concert de pianiste : on virevolte alors sur son clavier et le temps imparti à chaque prise de décision se réduit à sa plus simple expression. Pas le temps de gamberger. Tout ralentissement de la cadence est préjudiciable, puisque de nature à mettre en péril la mélodie du clic. Or, Xeester est long à lancer et à configurer. Quand je dis long, c'est vraiment long. Près de 3 à 4 minutes sont nécessaires pour charger et configurer ce logiciel de suivi statistique des performances ; parfois davantage lorsque le chargement a lieu en plein milieu d'une séance de cliquage.

Outre Xeester, il se trouve que le logiciel Betclic Poker - qui venait de connaître une mise à jour ce soir-là - a également fait des siennes au cours de la soirée. Après quelques moments saccadés déjà préjudiciables, il a carrément cessé de fonctionné en pleine séance, et n'a pu redevenir opérationnel qu'au bout de nombreuses minutes (sans pour autant être fonctionnel à 100%). Après réflexion, je soupçonne les deux événements d'être liés l'un à l'autre.

Conséquence de tout ce chaos au cours d'une seule et même session : je me suis retrouvé à devoir subir des moments d'absence inopportuns à mes tables, perdant divers pots (dont deux absolument cruciaux sur mes deux tournois parmi les plus importants du soir) que j'aurais dû remporter s'il n'y avait pas eu l'irruption de tout ce barnum lié à cette véritable tempête informatique. Dans d'autres cas, pendant que je subissais de plein fouet cette mini-tornade, mon temps imparti pour prendre les décisions importantes aux tables s'est réduit comme peau de chagrin, et ceci a contribué à ce que je prenne quelques mauvaises décisions faute du temps nécessaire pour appréhender la situation de façon optimale. C'est extraordinairement frustrant à vivre, sur le coup. Il est aisé de comprendre que ce chaos imputable à une technologie du soir capricieuse a indirectement créé un petit degré de frustration ayant impacté la qualité de mon jeu, qui était pourtant plutôt bien en place ce soir là.

On répare et on repart.
La perte brute occasionnée par une telle poisse technologique se chiffre en dizaines, voire au delà de la centaine d'euros, si l'on considère le retour sur investissement nettement plus favorable qui eut été le mien si ma session avait été normale. A bien y réfléchir, devoir écumer cette poisse-là, s'avère plus fatiguant sur le plan nerveux que lorsqu'on encaisse le choc d'un coup du sort cartes en main. Toutes les avaries ne se valent pas, mais lorsque la structure est endommagée, il faut parfois écoper jusqu'à épuisement total pour ne pas sombrer. La session avait mal commencé cartes en mains. Elle a également mal fini de ce côté-là en ce qui concerne mes résultats effectifs. Car pour couronner le tout, une fois tous ces écueils passés, ma chance avec les cartes n'a pas non plus été au rendez-vous. Une fois la session du soir finie, je me suis senti rincé comme jamais, réduit à l'état d'épave flottante. Néanmoins, étant parvenu à bon port, j'ai pu réparer les avaries en cale sèche. Retour à la normale dès le soir suivant, tout ceci a vite été oublié. Un moindre mal que d'avoir subi les affres d'une session poker aussi houleuse.

La poisse fait partie du jeu et il faut savoir l'accepter. Mais elle apparait parfois sous d'autres formes, là où on ne l'attend pas  : défaillance informatique personnelle, collusion subie aux tables, perte de connexion internet, bugs de la plateforme de poker en ligne, piratage de compte, faillite frauduleuse de l'opérateur... En résumé, il n'y a pas que les bad beats dans la vie ! J'en ai fait l'amère expérience. Mais dans tous les cas, il faut savoir repartir. Car après la pluie le beau temps. Et vogue la galère.